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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 16:06

(Genèse et motivation de La Rochelle sans toi)

D’abord, il s’agit d’un roman. Si les lieux sont réels, les personnages sont de pure invention, sauf peut-être deux ou trois figures secondaires inspirées par le hasard des rencontres. Quant à l’intrigue, de pure invention aussi, elle sert simplement de fil conducteur ou de prétexte (si l’on veut) à cette errance dans la ville.

Mais revenons maintenant à ces lieux, à cette ville, La Rochelle, qui n’est pas un simple décor. Elle est, on l’aura deviné, le personnage principal du roman. Elle en imprègne l’atmosphère, les personnages en respirent l’odeur, baignent dans ses paysages. Elle en inspire aussi l’intrigue, provoque les événements, dirige et ordonne chaque pas de mon héros narrateur.

Bien sûr, j’ai conçu le livre comme une exploration de La Rochelle mais aussi comme un hommage. Je l’ai voulu surtout poétique et tendre, un peu comme une caresse. En même temps, il me plaît de penser que le roman va au-delà de l’anecdotique. Car une ville, c’est d’abord une concentration humaine, un lieu de rencontres, un lieu de vie. J’ai cherché à mettre au jour ces liens secrets qui se tissent entre un homme et sa ville, entre un homme et ses semblables, dans ce labyrinthe urbain qui peut susciter l’angoisse. Et justement, en confrontant mon personnage à la menace de la solitude qui le guette (puisque sa compagne perd la mémoire), j’ai voulu mettre à nu ce lien qui le rattache vraiment à ce qui l’environne : son humanité et sa vertu majeure, la solidarité. L'incendie de l'Hôtel de Ville, qui constitue le point d'orgue du roman, en est le symbole douloureux et éclatant.

Quant au narrateur, il est censé s'adresser à une femme dont il cherche à réveiller la mémoire. Comment mieux faire qu'en évoquant précisément les lieux qu'elle a connus et où ils se sont aimés?
Par ailleurs, le roman est aussi une déclaration d'amour à La Rochelle. De même que l'amant s'attarde indéfiniment sur le corps de l'aimé(e), le narrateur s'attarde amoureusement sur le corps de la ville.
C'est aussi, comme en témoigne le sous-titre, un roman que j'ai voulu poétique (certains commentaires de lecteurs me le confirment). J'ai souhaité en faire un acte de résistance désespérée contre la mort et la séparation. N'est-ce pas l'objectif implicite de toue poésie qui, par définition étymologique, est acte de création?

Quelques commentaires de lecteurs...

« Moi qui ne lis que très rarement des romans, je viens de le dé-vo-rer ! Merci pour cette balade tragique et tendre dans les lieux emblématiques de La Rochelle et ce dans un style direct, sobre et élégant. Je recommande ! » Irina Blake sur Facebook.

« C'est très sympa de lire votre livre quand on a les images de votre parcours dans la Rochelle dans la tête. De plus avec ces histoires d'Amour, de la vraie vie où beaucoup peuvent se retrouver ! J'ai adoré. Merci! » Brigitte Guichard Macouin sur FB.

"Vous réussissez à nous faire visiter La Rochelle à la façon d’un poète. J’ai beaucoup aimé la façon dont vous vous servez de l’ambiance désespérée pour nous promener dans les rue de La Rochelle et nous faire découvrir des gens et des lieux." Ted Scotto par mail.

"Je t'ai suivi avec plaisir (malgré la tristesse qui m'accompagnait ) dans les rues de La Rochelle, dans ces lieux familiers que tu rends étranges, grâce notamment aux rencontres que tu évoques et qui m'ont rappelé les déambulations sans but que pratiquaient les Surréalistes. Certes, La Rochelle n'est pas Paris, ni même Nantes (l'autre ville surréaliste), mais l'errance fait l'espace, un espace ouvert aux rencontres, et cela ressemble par moments au labyrinthe de la folie. Ce qui sauve de la folie, ce sont les petites scènes, les personnages qui ont quelque chose de fantomatique parce qu'ils apparaissent et disparaissent très vite, ou s'ils insistent pour revenir, ils ne hantent pas plus que ça, s'évanouissent sous tes mots. Avec ces bouts de vies, d'autres s'éparpilleraient, et le lecteur perdrait le fil. Ici au contraire, on va à la rencontre de soi-même. Façon, alors que c'est le récit d'une perte, de souvenirs qui s'effacent, de mettre ses mots dans ses pas, de retrouver, l'espace d'un livre, la mémoire. Belle façon."  Denis Montebello par mail.

"La femme du narrateur a perdu la mémoire...Où ses souvenirs se logent-ils? Peut-on les retrouver en parcourant les rues d'une ville, les lieux que l'on a partagés ensemble? Mais la ville est là. Glacée. Indifférente. L'amour bascule, fait place à des moments de haine. Cette femme dont l'esprit s'est échappé, ne le fait-elle pas exprès alors que des souvenirs douloureux et coupables hantent son compagnon? Heureusement que quelques êtres lumineux traversent la fin du roman: Ulysse, le SDF, et une toute jeune fille qui communique avec la femme perdue.
On termine cette lecture avec émotion et avec le besoin de la reprendre pour voyager à nouveau à travers La Rochelle. Un très beau roman sensible et émouvant."
Madeleine Zonza
sur Amazon.


 

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